Le Télégramme

Le journal breton a relayé avec un bel article web, papier et même une vidéo le combat de 2019. Merci, ça a vraiment fait traînée de poux-dre (désolée). Voici l’article dans son intégralité ! Et pour le lien, c’est par ici !

Et si l’on tentait d’éradiquer les poux tous en même temps ? C’est la proposition d’une mère de famille quimpéroise, Aline Baudry-Scherer, qui résume son action en un hashtag : Balance Ton Pou. Explications.

Ensemble, zigouillons les poux !

Vous aviez vu ça ? #balancetonpou #marsattaque #raslespoux #letelegramme

Publiée par Balance ton Pou sur Mercredi 27 février 2019
Une interview-vérité du Télégramme en vidéo, où tout est expliqué !

Vous vous souvenez du « tabac c’est tabou, on en viendra tous à bout » cher aux Inconnus ? Eh bien la Quimpéroise Aline Baudry-Scherer a repris cette formule à son compte pour les poux. Car quoi de plus tabou que ces petits insectes parasites qui se nichent le plus souvent dans le cuir chevelu des enfants ? Et bon courage pour les en déloger.

« C’est vrai que quand vous le dites à la maîtresse, vous ne le criez pas, sourit cette dynamique mère de trois enfants. C’est comme une maladie honteuse. Pourtant cela n’a rien à voir avec l’hygiène, les poux aiment certains types de peau. Et laver les cheveux tous les jours n’y change rien ».

« Chacun traite le problème de son côté »

Si Aline a décidé d’empoigner le sujet, c’est qu’elle se dit épuisée par des années de lutte contre ces petites bêtes, ces heures passées à traiter les cheveux de ses enfants ou laver draps et vêtements. Ce, depuis la première halte-garderie de son aînée, aujourd’hui âgée de 13 ans. Elle a pourtant tout essayé pour endiguer le phénomène : produits gras ou chimiques, peigne, huile, vinaigre…

« J’ai même pensé à leur raser la tête, plaisante-t-elle pour dédramatiser. C’est usant, quelle galère. Et cela revient à chaque fois. Le problème, c’est que chacun traite le problème de son côté à des périodes différentes. Et entre-temps, le pou a le temps de se balader partout de tête en tête. Et puis il faut bien avouer que l’on ne vérifie pas tout le temps. Quand ils sont là, cela n’entraîne pas toujours des démangeaisons ».

Pour une éradication collective

L’idée d’une éradication collective a germé dans l’esprit de cette Quimpéroise, romancière et qui gérait un site internet de sorties loisirs pour les enfants, à la dernière alerte, début février. Le pou de trop. Elle a créé son blog, au nom très évocateur : #Balance Ton Pou. Un sacré succès à en juger par le nombre de sollicitations des médias depuis le début des vacances.
Elle milite pour que tout le monde fasse le traitement les deux premiers week-ends de mars. « Cela n’empêche pas de le faire avant et après, mais au moins cela calmera le jeu à un moment de l’année. Et pourquoi ne pas envisager un renouvellement tous les ans avec une journée mondiale de lutte contre les poux ? »

Éducation nationale et ministère de la Santé contactés

Sa démarche a déjà séduit de nombreux parents qui crient également leur ras-le-bol sur son site. Aline a transmis la proposition au directeur de l’école Sainte-Thérèse. « Il était ravi, assure la Quimpéroise. Les enseignants en ont marre, les poux reviennent régulièrement dans l’année ». Elle a également été contactée par la directrice d’un centre de loisirs situé dans l’Est de la France. Aline espère également que sa démarche sera relayée dans les plus hautes instances. « J’ai écrit à l’Éducation nationale, au ministère de la Santé, pour voir si le message pouvait être transmis à tous ». Ce qui s’appelle aller au pou des choses.

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